Running Man (2025)

Hier soir c'était séance de rattrapage ciné avec l'adaptation de Running Man sortie l'an dernier et que j'avais loupée en salles. Le film adapte le roman de Stephen King du même nom (que je n'ai pas lu), à priori plus fidèlement que la version de 1987 avec Schwarzenegger (que je n'ai jamais vue).

On y découvre un futur dystopique, où le gouvernement a été quasiment absorbé par un énorme conglomérat médiatique et corporatiste appelé The Network qui gère pratiquement tout : ses filiales industrielles emploient la population, sa police privée maintiens l'ordre d'une main de fer et ses programmes de téléréalité maintiennent juste ce qu'il faut d'espoir pour éviter une révolte. Bref, c'est un peu Night City mais sans les implants cybernétiques.

Dans cet enfer hyper capitaliste, Ben Richards est un ouvrier qui s'est retrouvé black listé pour avoir ouvert sa gueule et tenté de défendre ses collègues et de dénoncer la dangerosité de leurs conditions de travail. Incapable de retrouver un boulot et de payer de véritables médicaments à sa fille dont l'état de santé se dégrade de jour en jour à cause d'une simple grippe, Ben décide de se porter candidat aux jeux télévisés du Network et se retrouve sélectionné pour participer à The Running Man. Il va alors devoir se cacher et tenter de survivre pendant 30 jours face à une équipe de mercenaires du Network chargés de le traquer et de le tuer, et une population incitée à le dénoncer contre des primes. S'il y parvient, il gagnera une véritable fortune. Mais personne n'a jamais gagné à ce jeu...

J'ai passé un excellent moment devant ce film. Le rythme est bien géré, on ne s'ennuie pas un seul instant et le scénario dépasse vite la simple survie pour basculer dans une dénonciation du système capitaliste sur fond de lutte des classes et de colère prolétaire. Derrière la caméra, on sent qu'Edgar Wright s'amuse comme un fou lorsqu'il filme ses scènes d'action ou des clips de propagande révolutionnaire. Niveau casting, Glen Powell incarne à la perfection un ouvrier en pleine révolte contre le système, tiraillé entre sa colère et son désir de retrouver sa famille. En face de lui, on retrouve un Josh Brolin en grande forme en producteur télé absolument détestable et une galerie de personnages et de seconds rôles plutôt cool (Michael Cera, William H. Macy, Lee Pace...).

Bref, si vous aimez le cinéma d'action ou que vous cherchez de l'inspiration pour vos parties de Cyberpunk, je vous recommande très vivement de jeter un oeil à cette nouvelle adaptation de Running Man 😎

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