Troisième arrêt dans notre marathon de rattrapage sur The Purge avec Election Year et pour l'instant c'est de loin mon préféré ! Le franchise continue de s'améliorer et pousse son côté politique encore un peu plus loin dans ce troisième film sorti en plein pendant la campagne présidentielle de 2016. On y retrouve Frank Grillo et Edwin Hodge dont les personnages ont enfin un nom 😅 (Leo Barnes et Dante Bishop) et toujours James DeMonaco au scénario et derrière la caméra.
Comme dans le second film, l'histoire suit initialement plusieurs groupes de personnages qui vont finir par se rejoindre pour survivre à la nuit : une sénatrice candidate à l'élection présidentielle et promettant d'abolir la Purge et son garde du corps (Leo Barnes donc), un patron de supérette et son employé forcés de devoir surveiller leur boutique pendant la purge à cause deur leur assureur et une ancienne légende de la rue devenue ambulancière volontaire pendant la Purge. Tout ce petit monde va devoir non seulement survivre aux psychopathes qui rôdent dans les rues de Washington DC mais aussi à une milice paramilitaire néo-nazie et au tout puissant parti politique au pouvoir dans le pays : les Nouveaux Pères Fondateurs.
Je le disais rapidement en introduction : pour moi c'est de loin de meilleur de ce début de franchise. Après une esquisse rapide dans le premier et un peu de développement dans le second, l'univers trouve une vraie épaisseur dans ce troisième volet, avec pas mal de nouvelles idées très bien trouvées et développées (les ambulanciers underground, les touristes venus spécialement de l'étranger pour tuer des gens pendant la Purge, les rites pseudo-religieux des Nouveaux Pères Fondateurs...). On retrouve les mêmes thèmes politiques que dans le précédent, mais le réalisateur explicite encore plus la nature profondément raciste, validiste et classiste de la Purge, en traçant des parallèles explicites avec le Parti Républicain.
La réalisation est également très bonne dans sa gestion de la tension, et on retrouve des passages de pure horreur face aux purgeurs masqués qui étaient un brin moins présents dans le second film. Ces passages sont d'ailleurs l'occasion pour James DeMonaco de proposer quelques plans de caméra aussi stylisés que cauchemardesques.
Après une telle réussite, je croise les doigts pour que le prequel qui arrive soit au moins au même niveau 😎

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