Werewolf: The Apocalypse - Earthblood

Après 9 heures passées à marteler ma manette Xbox dans tous les sens, j'ai enfin bouclé Werewolf: The Apocalypse - Earthblood, la seconde adaptation vidéoludique du jeu de rôles du même nom que j'ai pu tester après Heart of the Forest. On y incarne Cahal, un guerrier Ahroun de la tribu Fianna (un gros bourrin donc 😅) qui perd le contrôle de sa rage suite à la mort de sa femme dans une opération contre une entreprise pétrolière qui ravage sa forêt et quitte sa meute dans un exil volontaire. Cinq ans plus tard, lorsque sa mission le ramène dans sa forêt de l'Etat de Washington, Cahal va se retrouver à nouveau face à face avec ses ennemis jurés, et les découvertes qu'il va faire vont le plonger encore plus loin dans l'horreur du Ver.

Si Earthblood est techniquement une adaptation de la 5ième édition du jeu, j'ai eu l'impression de retrouver tous les stéréotypes sur les premières versions dans les années 90 : on quitte le mysticisme calme, les thématiques sociétales et les réflexions sur la place de la violence dans la lutte contre le capitalisme de Heart of the Forest et de sa suite Purgatory pour revenir au bon vieux power fantasy à l'ancienne avec son héros bodybuildé aux pouvoirs trop balaizes et des hordes d'ennemis un peu variés mais pas trop (soldats, supersoldats dopés aux mystérieux sérum, méchas et monstruosités fomoris). Et ça tombe bien parce que le gameplay est aussi revenu dans les années 90 ! Sous ses apparences de monde semi ouvert, le jeu est une série de missions hyper linéaires découpées en petites sections que Cahal peut soit traverser en s'infiltrant (en alternant entre une forme humaine et une forme de loup) soit (en cas d'échec ou juste si on a la flemme d'essayer) en se métamorphosant en monstruosité homme-loup pour dégommer les hordes d'ennemis et les vagues de renforts qui arrivent gentiment 5 par 5. Et si on veut changer d'approche entre deux zones, pas de problème, les ennemis dans la pièce d'à côté sont sourds comme des pots. A l'ancienne qu'on a dit.

Mais sous ses apparences de beat-them-all hyper bas du front et malgré des premières heures un peu poussives à suivre une formule un brin rigide (1 mission, 1 bâtiment avec des zones à infiltrer/massacrer, des objectifs à base de boutons à appuyer sur des ordinateurs et des papiers avec des morceaux de lore un peu partout), le scénario du jeu finit par décoller sur sa seconde moitié, nettement plus intéressante et un brin plus subtile que les premières heures.

Bref, encore un jeu à réserver si vous êtes fans du Mondes des Ténèbres uniquement, sinon vous n'aurez aucun mal à trouver de meilleurs jeux dans le style. Mais si vous êtes fans ou que vous cherchez un peu d'inspiration, je vous invite à vous pencher sur Earthblood, surtout si vous le trouvez en solde, vous y trouverez une histoire basique mais bien fichue et de bonnes inspirations pour décrire des esprits de l'Umbra dans vos parties sur table.

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