En grand fan de DC comics, je me suis précipité hier soir au cinéma pour découvrir le premier film centré sur Kara Zor-El depuis 1984. Le résultat n'est clairement pas parfait, j'ai quand même passé un très bon moment devant ces nouvelles aventures galactiques de Supergirl.
Le film adapte plutôt fidèlement l'excellente minisérie Supergirl: Woman of Tomorrow scénarisée par Tom King et dessinée par Bilquis Evely et prend place juste après le Superman de James Gunn sorti l'an dernier dans la nouvelle chronologie DC au ciné. Kara erre dans le cosmos en vaisseau spatial avec son chien Krypto, occupée à profiter des soleils rouges pour faire la fête et tenter de noyer son deuil dans l'alcool. Contrairement à Clark, qui n'a jamais connu Krypton, elle a grandi dans les débris d'Argo City et vu les survivants son peuple mourir lentement avant d'être finalement envoyée sur Terre et cette perte l'a profondément marquée. Un soir, alors qu'elle fête son anniversaire dans un bar, elle fait la connaissance de Ruthye, une jeune fille dont la famille a été massacrée par un seigneur de guerre esclavagiste du secteur, Krem des Collines d'Ocre. Lorsque Krem s'en prend à Krypto, Kara et Ruthye se lancent à ses trousses à travers les étoiles...
Contrairement à ce que la bande annonce et le marketing du film sous-entendait, le film n'est pas une simple aventure spatiale colorée, légère et blindée de culture pop comme les aventures des Gardiens de la Galaxie de-chez-Smith-en-face. Comme dans la bande dessinée d'origine, les visuels sont colorés mais le ton est assez sombre, ça parle de deuil, de déracinement, de vengeance et de retrouver sa place après avoir tout perdu.
Adaptation oblige, le film prend cependant quelques libertés par à Woman of Tomorrow, qui sont pour la plupart plutôt nécessaire pour faire rentrer l'intégralité de l'histoire en un peu moins de 2 heures. Mais parmi ces changements il y en a un que je ne m'explique pas : l'ajout de Lobo dans cette histoire. Alors certes, voir Jason Momoa en faire des caisses en chasseur de primes czarnien sur sa Harley de l'espaaaaace c'est plutôt cool, mais ce n'était ni nécessaire ni vraiment utile. Le scénario ne sait d'ailleurs pas trop quoi faire de cet encombrant caméo, qui ressemble à une intervention de la production qui voulait peut être gonfler un peu le casting avec des personnages un peu plus connus. Ou alors son ajout est là pour tester les réactions en prévision d'un futur projet solo sur le Main Man... Toujours est-il que cet ajout pénalise le film au lieu de le servir, en créant quelques problèmes d'écriture et de cohérence au passage. Pour terminer sur les défauts, le film souffre également de quelques problèmes de mise en scène sur ses scènes d'action, qui manquent parfois de souffle épique et de lisibilité, mais sans être catastrophiques pour autant.
Là où le film brille en revanche, c'est au niveau du cast : Milly Alcock est excellente d'un bout à l'autre du film dans le rôle de Supergirl, Matthias Schoenaerts nous offre un Krem particulièrement détestable et la jeune Eve Ridley s'en sort très bien en adolescente dévorée par une soif de vengeance.
Bref, pour moi ce retour de Supergirl au cinéma est une vraie réussite malgré ses quelques défauts d'écriture et de mise en scène et j'ai très hâte de voir les prochaines aventures de Milly Alcock aux côtés de David Corenswet face à Nicholas Hoult dans Man of Tomorrow en 2027 ! 🤩

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